« Peter-und-so-weiter », 
Alexandre Lecoultre, Ed. L’Âge d’Homme, Lausanne/Paris, 2020 

Peter est un homme sans âge qui habite le dorf de Z. Il vit de petits boulots, il se promène et s’endort à gauche à droite, notamment dans le terrain vague en bas de chez lui où il aime traîner. Dans sa bouche les langues sont emmêlées et on dit même qu’elles ont fini par faire des noeuds. 
Un jour au Café du Nord, son ami Bernhard lui demande quand il commencera la vraie vie. Bouleversé par cette question, Peter va alors commencer une quête longue et intense pour la chercher. Tantôt guidé par Micha, une voyante trouvée dans les petites annonces, tantôt par son instinct, il parcourt le dorf de long en large, s’essayant, demandant à ses amis le Schriftsteller, Gigi von der Gemeinde et d’autres encore. Mais va-t-il trouver la vraie vie ? Et comment ? 
Le récit suit la quête de Peter dans des zones de l’entre-deux, des lieux abandonnés, de l’herbe aux bords des ruelles, des bancs publics. Chaque rencontre est l’occasion d’écouter d’autres personnages dont les voix s’ajoutent à la sienne dans ce rythme d’en-allée quotidienne où, sous chaque pas, se joue le sens de l’existence, un sens qui s’échappe. 
Composé à voix haute, en marchant, le texte est porté par une langue précise, orale, rythmique et le strict minimum de la respiration : points, virgules, espaces. Le récit principal est entrecoupé par des poèmes. Ceux-ci viennent d’une autre voix qui fait écho au reste sans s’y confondre. Cette voix semble souffler comme le vent dans les arbres, mais que dit-elle ? 
Couverture © Engel 2019
Ce texte a reçu une « aide à la création » de la part du canton de Bern ainsi que de la ville de Bern en 2019. 
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