Photographie © Baptiste Aubert 2019

Alexandre Lecoultre est auteur et anthropologue ; il est né en 1987 en Suisse romande et vit à Berne. Pendant et après ses études, il travaille, chemine, écrit, photographie, traduit, vit et voyage dans différentes contrées en se frottant à plusieurs langues. En 2012-13, il reçoit le prix de la faculté des Lettres de l’Université de Fribourg pour son mémoire de Master en anthropologie ainsi que le prix littéraire de l’université pour son premier texte intitulé « Le Grand Ours ». 
Son récit « Moisson » est publié aux Éditions Monographic en 2015 et se fait remarquer en étant sélectionné pour le prix SPG 2016. A partir de ce texte, il conçoit en collaboration une performance pour la scène sous forme de lecture musicale – deux voix et un piano - avec la complicité du comédien Jérôme Melly et du pianiste Lucas Buclin. Cette performance a eu le soutien de la Ernst Göhner Stiftung et a déjà été jouée plus d’une dizaine de fois sur scène entre 2015 et 2018. 
Depuis 2018, il est assistant-doctorant en anthropologie à l’Université de Fribourg ; après une formation au Granada Centre for Visual Anthropology de Manchester, il poursuit son activité de recherche avec notamment la réalisation de films documentaires. Depuis 2018, il est co-président de la Commission d’audio-visuel de la Société suisse d’ethnologie. 
Son engagement artistique implique des projets silencieux sur le long terme : écriture de prose et de poésie surtout, traduction de poésie de l’espagnol vers le français, lecture sur scène. Un projet de traduction en cours, de poètes colombiens, a pu être développé dans le cadre d’ateliers donnés par Jean-Baptiste Para. Il est également membre actif de l’association des Rencontres de Bienne, dont il est le président depuis septembre 2019. 
www.alexandrelecoultre.ch
« Herr Schriftsteller, vous faites quoi ici ? Peterli, je ramasse ce que les gens abandonnent, ce dorf est parcouru de zones pareilles aux mailles dans un filet, aux jointures dans un plancher, aux fissures dans une table. »
Né à Genève en 1986, Julien Paillard entretient depuis sa jeunesse un lien profond et créateur avec la musique. Il commence l’apprentissage de l’accordéon à l’âge de six ans et cet instrument représente un point d’ancrage essentiel dans son univers musical. Il se forme déjà à la pratique de différents instruments et de la voix, participe à des ateliers de musique jazz, classique et pop et s’initie à la composition et à l’écriture.
En 2006, il entre à la Haute Ecole de Musique des Arts de Berne (HKB) dans la classe de M. Teodoro Anzellotti. Trois ans de travail soutenu lui permettent d’obtenir en 2009 son Bachelor et de recevoir durant ses études le Prix de la fondation Friedl-Wald. Il continue son parcours à la Haute Ecole de Musique de Lausanne (HEMU) où il termine son Master en Pédagogie en 2011 dans la classe de M. Stéphane Chapuis.
Parallèlement à ses études, il reste actif dans de nombreux ensembles et se produit comme soliste dans des styles éclectiques, allant de la musique klezmer au théâtre musical. Dans le domaine de la musique classique et contemporaine, il participe entant que compositeur à divers projets, constitue plusieurs ensembles et exerce régulièrement le métier d’arrangeur.
En 2013, il fonde avec la pianiste Bojana Antovic le Duo Accordiano qui compte déjà deux disques à son actif. En 2014, il s’associe au violoniste Nicolas Penel pour créer le duo OPTS’A. Deux ensembles avec lesquels il interprète un grand nombre d’arrangements inédits. Il se produit également en duo avec l’organiste Antonio Garcia. Depuis 2014, il explore le répertoire du Lied avec la soprano Florence Renaut.
Avec ces différents ensembles, il se produit surtout en Suisse, mais aussi en France, en Serbie, en Slovénie et au Monténégro.


www.julienaccordeon.com
 

Photographie © Baptiste Aubert 2019

« Les lèvres de Peter sont givrées, c’est la fin de la parole. Il ne lui reste plus que les grandes oreilles pour laisser passer l’accordéon, alors l’accordéon se fait tout petit, il entre par l’oreille gauche, et par la droite aussi, il tourne dans Peter, il fait des bonds et se tord. L’accordéon est agile, oui, mais des fois il pleure et là heureusement que le Peter il peut s’accrocher aux poignées pour ne pas tomber dans le lac et couler au fond avec les ancres muettes. »
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